Boxing Nazairien : quatre jeunes en route pour les Championnats de France

Quatre boxeurs du Boxing Nazairien ont décroché leur qualification pour les Championnats de France, qui se tiendront à Bourges au mois de mai. Une belle performance qui reflète le dynamisme d’un club en pleine expansion, où l’on forme autant des caractères que des champions.

Deux week-ends, quatre qualifiés

Du 22 au 24 mai, Qâsim Belhireche et Hugo Gayaud-Frénoy monteront sur le ring sous la houlette de leurs coachs Ahmed Hadidou et Mimoun Benramdame. La semaine suivante, du 29 au 31 mai, ce sera au tour des féminines : Lilas Gardie, qui disputera ses deuxièmes Championnats de France, et Nina Ghys-Rosset défendront les couleurs du club, encadrées par leur entraîneur Eddy Beaudremont.

La boxe éducative, une école de vie

Eddy Beaudremont le répète volontiers : au Boxing Nazairien, on ne forme pas d’abord des pugilistes, on forme des individus. « Chez les jeunes, c’est de la boxe éducative — les coups ne sont pas appuyés, c’est de la touche », explique-t-il. Les enfants peuvent s’inscrire dès l’âge de huit ans, à raison d’un à deux entraînements par semaine.

Les bénéfices, selon lui, sont multiples : confiance en soi, respect des règles, respect de l’adversaire, maîtrise de soi et connaissance de ses propres limites physiques. « Dès qu’on appuie, on est sanctionné par un arbitre. On apprend très vite à doser sa force — parce que si tu tapes fort, l’autre va te répondre de la même façon. » Un apprentissage qui rejoint, dit-il, un principe de vie élémentaire : ne pas faire aux autres ce qu’on ne voudrait pas qu’on nous fasse.

La transition vers la boxe amateur intervient généralement entre 14 et 15 ans, avec une exigence accrue : trois entraînements hebdomadaires minimum, une rigueur sans laquelle la compétition reste hors de portée.

Tous les profils sont les bienvenus

Bagarreurs, introvertis, timides ou déterminés : le club accueille sans distinction. Eddy Beaudremont veille simplement à ce que la démarche parte de l’enfant lui-même. « C’est un sport de combat avec de l’opposition. Il faut que ce soit l’enfant qui ait envie. » Il se souvient d’un jeune inscrit parce qu’il se disait bagarreur — et qui, sur le ring, s’est révélé d’un calme et d’une maîtrise exemplaires.

Côté féminin, une quinzaine de boxeuses sont licenciées cette saison, sur un effectif total d’une soixantaine de membres. Un groupe qui s’est structuré depuis deux ans. « Elles ont tous les profils — pas forcément l’ancienne footballeuse », sourit l’entraîneur. Des jeunes filles bien dans leur féminité qui ont simplement choisi un sport exigeant et souvent mal compris.

Pas d’inscription formelle : on vient, on essaye

Pour rejoindre le Boxing Nazairien, pas de formulaire à remplir avant de savoir si l’on accroche. « On vient, on essaye d’abord », résume Eddy Beaudremont. Le club, qui recrute sans frontière géographique — Saint-Nazaire, Guérande, Trignac et les communes alentour —, prépare déjà l’ouverture de la prochaine saison.

Le Boxing Nazairien est accessible via le Web.

Partager
Are you sure want to unlock this post?
Unlock left : 0
Are you sure want to cancel subscription?