Toute structure, peu importe la taille de l’entreprise, y compris un artisan ou un commerçant, doit obligatoirement avoir, dès l’embauche de son premier salarié, un DUERP (Document unique d’évaluation des risques professionnels). Or, plus de la moitié des entreprises en France prennent à la légère cette réglementation, alors que les conséquences peuvent être dramatiques. Mais à qui s’adresser ? B. Après plus de 20 ans d’expérience RH à l’aéroport d’Orly, cette habitante de Saint-André-des-Eaux, diplômée auditrice rédactrice DUER, propose aux entreprises de rédiger leur DUERP.
Chaque entreprise doit avoir ce document : « Ce document est obligatoire, il peut y avoir des contrôles inopinés de l’inspection du travail et, si vous ne l’avez pas, l’amende commence à 1500 € pour une personne physique et 7500 € pour une personne morale, jusqu’à un an d’emprisonnement. Si le salarié a un accident de travail, et que le document unique n’est pas à jour, ou n’est pas disponible, alors les risques sont très importants pour l’entreprise. Par exemple, si un salarié subit un dommage physique suite à un accident de travail, l’employeur peut être lourdement condamné, jusqu’à prendre en charge l’adaptation du domicile de la personne. »
Caroline Labbé précise : « C’est un document très difficile à élaborer, j’ai été formée pour cela, cela demande du temps. » Concrètement, lors de sa mission, elle intervient au sein de l’entreprise et analyse le métier de chaque salarié : « Je suis le salarié sur son poste de travail, j’évalue les risques qu’il peut y avoir, mais également les risques psychosociaux, les risques chimiques et la pénibilité. Par exemple, pour des personnes qui travaillent debout dans un atelier, l’employeur peut mettre en place des solutions pour que les salariés se sentent mieux dans leur travail, comme un tapis anti-fatigue, de manière à ce que la station debout soit moins pénible. »
En effet, chaque employeur a un devoir de santé et de sécurité vis-à-vis de ses salariés. Il doit évaluer les risques professionnels, les consigner dans le document unique, et les rendre disponibles aux salariés. Actuellement, seulement 46 % des entreprises ont un document unique et, sur ces 46 %, seulement 35 % des salariés sont au courant de son existence. Caroline Labbé précise que « ce document unique est valable un an pour les entreprises de plus de 11 salariés et, pour les entreprises de moins de 11 salariés, il y a une tolérance puisqu’il doit être réécrit à chaque changement significatif, comme un déménagement, la mise en place d’une nouvelle machine, ou un accident de travail non recensé. Par exemple, si le salarié se blesse avec une machine qui n’a pas été identifiée, il faut refaire une mise à jour du document unique. »
Caroline estime que les risques sont considérables, puisque c’est la survie même de l’entreprise qui est en jeu, alors qu’il est si simple de faire appel à un professionnel qui, en quelques heures, peut permettre à l’entreprise d’être en conformité avec la loi.
Contact : Caroline Labbé, Duer44, au 07 44 47 52 06. Courriel : contact@duer44.fr – Site : www.duer44.fr






