À Pornichet, la municipalité choisit de serrer la vis sur le protoxyde d’azote, plus connu du grand public sous le nom de « gaz hilarant ». La Ville annonce la prise d’un arrêté municipal qui encadre, toute l’année, la vente, la détention et l’utilisation de ce produit sur le territoire communal. Si le protoxyde d’azote reste un gaz utilisé légalement dans plusieurs secteurs, notamment la restauration, la médecine ou l’industrie, son détournement à des fins récréatives progresse en France. Pornichet dit vouloir agir en amont, avant que le phénomène ne s’installe localement. « Il s’agit d’anticiper et de prévenir plutôt que de subir », fait valoir la municipalité, qui précise ne pas avoir constaté, à ce stade, une pratique importante sur la commune.
L’objectif affiché est double : éviter l’apparition de comportements à risque et limiter les nuisances associées, qu’il s’agisse de troubles à la tranquillité publique ou de dégradations liées à l’abandon de cartouches sur la voie publique, un marqueur fréquent de ces consommations. Dans le détail, l’arrêté prévoit d’abord l’interdiction de la vente ou du don de protoxyde d’azote aux mineurs. Il impose également aux commerçants une obligation de contrôle de l’âge des clients. Surtout, le texte interdit la détention et l’usage du gaz à des fins récréatives sur la commune, que l’on soit mineur ou majeur. En cas d’infraction, les forces de l’ordre pourront procéder à la confiscation du matériel.
