Sécurité à La Baule : Bertrand Plouvier répond aux critiques de l’opposition

Conseiller municipal et porte-parole de La Baule Audacieuse, Bertrand Plouvier était l’invité de Kernews. Après les incidents avenue de Gaulle, il monte au créneau contre ce qu’il appelle « les postures de circonstance » et les « approximations juridiques ».

Le ton est ferme. Bertrand Plouvier n’a pas mâché ses mots sur l’antenne de Kernews. Sa cible principale : une conseillère municipale d’opposition qui a laissé entendre qu’un arrêté municipal suffirait à régler les problèmes de sécurité survenus sur le front de mer baulois le week-end du 25 mai. « La sécurité des Baulois mérite mieux que des amalgames et des postures de circonstance », tranche-t-il d’emblée. Pour Bertrand Plouvier, la confusion entretenue par l’opposition sur les pouvoirs du maire est non seulement inexacte, elle est dangereuse. Le maire dispose bien de pouvoirs de police administrative – arrêtés, organisation de la police municipale, prévention des troubles à l’ordre public – mais les violences graves, rixes et phénomènes de bandes relèvent exclusivement de la Police nationale. « Ce sont deux doctrines complémentaires, pas substituables », insiste-t-il. « La police municipale ne peut pas compenser les effectifs de l’État. »

Il enfonce le clou en rappelant le « double discours » d’une élue d’opposition : prompte à réclamer davantage de sécurité, elle s’est pourtant abstenue lors du vote sur l’armement de la police municipale, et s’est opposée au projet de nouvel hôtel de police avenue Clémenceau, futur siège du centre de supervision urbain partagé avec Pornichet et de la brigade canine. « J’attends toujours ses propositions concrètes. La seule chose que j’en ai retenue sur la sécurité, c’est ses abstentions. »

Bertrand Plouvier tient aussi à recadrer les faits. Oui, il y a eu une bagarre entre bandes de jeunes, concentrée sur l’axe gare–avenue de Gaulle–plage. Mais : pas de voitures brûlées, pas de blessés graves. « Ça a toujours existé, des rixes entre bandes. Ce n’est pas la réalité quotidienne de La Baule. » Il démonte également plusieurs rumeurs qui ont circulé sur les réseaux sociaux. Les trains gratuits ? « Ça n’a jamais existé. » Les trains à 1 euro ? « Supprimés par la majorité régionale. » Ce qui a en revanche existé : des voyageurs sans billets, montés sans contrôle. « Si la SNCF faisait son travail de vérification au départ de Nantes et Saint-Nazaire, il y aurait moins de problèmes. »

Sur le fond, Bertrand Plouvier pointe la responsabilité des métropoles voisines. « À partir du moment où des villes comme Nantes et Saint-Nazaire ne sont pas tenues en termes de sécurité, ça déborde sur les communes alentour. » Il cite nommément la maire de Nantes Johanna Rolland, qu’il accuse de s’être « laissé déborder » et de « découvrir aujourd’hui les problèmes d’insécurité dans sa propre ville. »

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